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mercredi 16 mai 2012

PETITE MISE AU POINT!

           Un petit matin gris, mais ou le soleil semble vouloir percé; de plus on annonce une superbe belle semaine, youpi.... Mais entre-temps, il a fallu que je me lève; j'ai tout de même passé une bonne nuit, je me suis réveillé que quelques fois, à cause des bobos au dos. Mais j'ai quand même été capable de faire, à mon rythme bien sûr, mes exercices. Elles ont fait du bien, sauf, que après, ce n'était pas la même chose. Oh mon Dieu, j'étais fourbu, courbaturé, et épuisé; je sais ce n'est pas marrant pour vous qui me lisez, vous vous dites sans doute : « ah que c'est négatif....». Eh bien non au contraire, ceci n'a pour but que de me connaître, d'observer les ( développements), ou encore  (l'amélioration), et à faire découvrir aussi à tous ceux qui ont eu la polio, de se retrouver et de se reconnaître et de savoir, si ce n'est déjà fait, qu'il existe des organisations et une clinique à Montréal qui s'occupe précisément du syndrome post-polio. Qu'ils ne sont pas seul à subir ces effets douloureux et avilissants! Que ce qu'ils ressentent chaque matin en se levant, et aussi tout au long de leur journée de travail ou simplement dans le milieu familial, que la fatigue et l'impossibilité de faire la moindre petite tâche, n'est pas le fruit d'une paresse où de lâcheté de leur part,comme on leur à si souvent appris. Que le simple fait de  prendre conscience qu'on doit travailler deux fois plus qu'une personne normale, et toutes les questions qui s'en suivent, de même que toute remise en question, ils ne sont pas les seuls. Plus de 75% des survivants de la polio, ont des effets tardifs avilissants.
              Alors non, ce n'est pas négatifs, je ne relate pas mes effets où problèmes dans le simple but de me plaindre car ce n'est pas le cas. Je suis quelqu'un d' extrêmement positif, que s'en ait quasiment un défaut et depuis que je sais presque tout, je dis bien presque tout, sur ma condition, j'accepte allègrement tout  ce qui arrive. Car j'ai compris que tout ce que j'ai vécu au long de ma vie, les supplices moreaux et physiques qui m'ont accompagnés, les décisions extrêmes que j'ai du prendre, faussement dirigé par ce que je ressentais; des décisions que j'ai amèrement regretté et qui ne se serait pas produit si j'avais été au courant de ma situation. Alors oui, je suis extrêmement heureux. J'accepte aussi positivement le fait que je doive me déplacer le plus souvent en fauteuil roulant et que si je l'avait pris avant, je ne serais peut-être pas  aussi handicapé que maintenant.
Voilà pourquoi chaque jour je décris ce que je ressens; pour me connaître et savoir ce que je ne dois pas faire où faire, et pour sensibiliser ceux qui comme moi, en souffre où en ont souffert.
                Je vous remercie de comprendre.

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